Les œuvres

Quelques viviers de l’écriture

Chacun de mes textes est en réalité une manière de partager l’amour des oeuvres que j’écoute, que je lis, qui m’ont frappées au détour d’une salle de musée. C’est cette beauté-là que permet de transmettre l’écriture; je voulais en retracer quelques-unes des sources.

Cliquez sur le nom de l’oeuvre pour l’entendre et la voir entrer en relation, non seulement avec mes personnages, mais aussi avec tableaux et musiques avec lesquels elle n’était pas destinée à dialoguer.


Les oeuvres cachées dans Madame Werner (roman, 2023)

En musique: environnement sonore de Madame Werner

À l’écoute: Schubert, « Der Blinde Knabe »

Le boy soprano de Bach: souvenirs d’Andréa Werner de la cantate « Gleichwie Der Regen und schnee vom himmel fällt »
Tiziano, Madonna di Ca’ Pesaro, Basilica Dei Frari, Venezia

“Il y a quelques années, à Venise, aux Frari, je suis passée à côté d’un tableau de Titien dont je n’ai remarqué un détail que par après, dans l’avion qui me ramenait à Paris: sous la Madone qui s’envolait vers les cieux, entourée de vieux hommes gris et de nuages, un jeune garçon nous regarde. La lumière sur son visage. Et j’ai pleuré, idiote en première classe, petit verre de champagne à la main que je ne pouvais voir, car ce petit garçon, cet ange, avait un jour été moi cherchant, dans la salle sombre, par-delà les projecteurs aveuglants, le regard de Madame Werner.” (p. 60)

En images

En compagnie de Christiane Roy, artiste-graveure

Le visuel de Madame Werner n’aurait pas existé sans la généreuse contribution de ma mère, Christiane Roy.

https://www.christiane-roy.com

« Mon travail se concentre sur le dessin et essentiellement en gravure au burin sur cuivre. Un petit outil appelé « burin » crée le dessin, ligne après ligne.
C’est au cours d’un stage de deux ans en France auprès du buriniste Marc Dautry que j’ai pu apprendre à maîtriser cette technique ancienne mais qui ne trouve que peu d’adeptes de nos jours. J’ai d’abord copié des oeuvres de grands maîtres en guise d’apprentissage tels Dürer, Goltzius et Dautry.
La taille directe sur le cuivre, le trait d’une précision extrême m’ont enchantée dès le début. Le dessin n’étant formé que de lignes, c’est en variant la largeur et la profondeur par la gravure sur la plaque qu’on obtient les diverses  tonalités du dessin. Les croisés créeront aussi une variété de textures et toutes les subtilités des gris optiques.
Depuis plus de trente ans maintenant, je perfectionne cette technique par  laquelle je tends à faire évoluer mon écriture, traduire, par la sensibilité du trait et la variété de textures, la vie qui m’entoure. »

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est humeurs-dissonnantes-2_orig.jpg
« Humeurs dissonnantes », Christiane Roy, gravure au burin sur plaque de cuivre
Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est img_2902-edited.jpeg
Madame Werner en compagnie de son ex-libris (gravure de Christiane Roy)

Kétamine, récit sur l’expérience de la maladie chronique

Tableaux et livres